L’aventure Youtube, part 2 ~ Le matériel

Résumé des épisodes précédents : pour certain, l’envie, la motivation et l’idée mettent plus d’un ans à venir leur botter le cul et ça arrive le plus souvent quand tu n’as rien à faire, comme des vacances de longue durée où vous ne faites rien. Et j’ai envie de dire que c’est ok (en même temps je vais pas dire le contraire vu que ça reviendrai à me renier moi même) : tout le monde est occupé par sa propre vie, et ça peut être difficile de se dépêtrer du quotidien ou même de sa flemme.

 

Donc maintenant, on en arrive doucement au début de la production du 1er épisode. Rappelons le, je n’y connaissais quedal et j’avais tout à apprendre. Mes colocataires me disaient de faire un premier jet et puis tanpis si c’est moisi, sauf que je n’aime pas de die and retry, je préfère savoir que quand je sort quelque chose, je n’en aurais pas honte.

Un peu débile parce que la méthode la plus standard est la méthode itérative : je fait quelque chose, ce quelque chose est naze, mais j’ai appris des trucs, du coup j’utilise ces nouveaux trucs pour refaire la chose (ou d’autre choses), ce qui me permettra d’apprendre de nouveaux trucs, ect., etc…
Ce qui est quand même ce que j’ai fais, mais sans « sortir la vidéo », il n’y avait que moi comme juge ce qui fait que je n’ai eu ni critique ni commentaire extérieur.
A force, avec ce genre de méthode, on risque de tomber dans le perfectionnisme et la manie pur et dure. Surtout que je ne pouvais pas demander à mes colocataires leur avis, du moins pour la 1er vidéo : s’ils disaient que c’était bien, je ne les aurais pas cru, et s’ils disaient que ça ne leur plaisait pas, je l’aurais un peu pris mal je pense (ce qui est arrivé un peu durant la conception de l’Intro).

Du coup, j’y suis un peu allé avec ma bite et mon couteau pour ce projet. Voici comment ça s’est fait grosso-modo : Je travaille toujours sur le squelette des choses d’abord, jamais la substance primordial. C’est une habitude que j’ai développé à force de programmer. Du coup avant d’écrire ne serais-ce qu’un plan d’émission, je me suis d’abord occupé des choses suivantes :

Le matériel

Avant toute chose, je devais absolument trouver un moyen de me filmer et m’enregistrer correctement, AVANT MÊME de penser au format de l’émission, le contenu etc… C’est vrai ça, a quoi bon se faire chier à écrire un épisode si c’est pour se rendre compte quand tu te filmes que ce que tu utilises pour donne un résultat dégueulasse. Sauf que le matériel audiovisuel, ça coûte cher ma bonne dame. Si un de mes colocataire avait un bon micro sous la main ( un Zoom H2), pour la vidéo c’était un peu plus spartiate. J’ai voulu essayer avec le smartphone, mais j’avais pas de support pour le tenir droit : direction ebay (parce que sur amazon c’est 20eu, et ebay 5eu : quand on sait que c’est du bas de gamme chinois dans les deux cas…), j’achète, puis j’attends… Ce putain de support a mis 2 semaines. 2 semaines durant lesquelles je n’ai rien fait : faudrait pas avoir de l’avance quand même LOL -_- . A la réception du truc j’essaye le smartphone, sauf que je me rend compte qu’il y a DU GRAIN UN TRUC CONCRET QUOI. La déformation chromatique et le grain est dégueulasse si tu as pas la chance d’être dehors, avec plein soleil.

Du coup, mon anniversaire approchant, je me suis dis que j’allais m’offrir un reflex numérique (un Canon 700D) : au mieux j’apprendrais à faire de la photo, et j’aurai une bien meilleur qualité que le smartphone, au pire je m’en servirait de temps en temps pour la photo…

Quand je reçois le reflex, j’essaye la vidéo et…. c’est de la merde. Toujours ce putain de grain de merde. Comprenez moi bien : c’était bien mieux qu’avec le smartphone, mais c’était loin d’être parfait. J’étais assez déçu (et ça faisait un peu mal au cul vu le prix) et du coup j’ai essayé de voir ce que je pouvais faire pour améliorer la chose. Voici la sagesse de moine tibétain millénaire que j’ai réussi à tirer finalement (ça m’a pris 2-3 semaines, alors on se moque pas) :

  • Il faut apprendre à utiliser le reflex : ISO, Shutter Speed, Aperture, White Balance, etc… Il faut comprendre pas mal de chose pour régler correctement l’appareil. Mais même en maîtrisant mon reflex ( de manière relative hein), le résultat était toujours pas ouf, et j’ai découvert d’autres choses,
  • j’ai découvert que ffmpeg, un grooooos logiciel open source (en ligne de commande) permet de faire des trucs assez dingues en vidéos, et entre autre permets de retirer le grain moche des vidéos (avec un légère perte de netteté mais c’est négligeable). Le résultat était bien meilleurs, mais vu que mon appart est mal fait, je me suis rendu compte que la pièce dans laquelle je tourne n’est pas du tout bien éclairé naturellement. On avait d’autres pièces dans l’appart, mais les bonnes pièces était côtés rue, rue qui est CONSTAMMENT bruyante : voiture, ambulance, moto, bus, pompier. Du coup, il fallut aller dans des pièces plus silencieuses mais plus sombre.
  • Cette autre chose, c’est l’éclairage. Ma pièce étant trop sombre, j’ai dû l’éclairer. Sauf que l’éclairage, ça coûte cher. Un kit est souvent dans les 100euros, et le reflex m’avais suffisamment vider le portefeuille. Étant pas trop mauvais en électronique, je me suis dis que j’allais construire ça : https://www.youtube.com/watch?v=jLia59KfkSw . Mais au final non, parce que les LED que j’avais commandés ne sont jamais arrivé (fuck l’import de Chine). Du coup je me suis rabattu sur de l’éclairage cheap mais correct : l’éclairage de chantier.
    Ha ça c’est clair que c’est loin d’être parfait l’éclairage de chantier : déjà ça fonctionne pas direct, faut acheter un câble électrique pour relié le domino à l’intérieur vers une véritable prise électrique. Puis ça a une couleur un peu dégueulasse : ça éclaire, mais c’est très jaune. Et surtout faut faire assez attention parce que c’est aussi chaud que l’enfer. Mais bon 2 éclairages + les câbles nus + les prises = 25eu. Ce que veut dire que pour 25eu, vous avez un éclairage assez puissant somme toute. Bon après petit problème : si vous dirigez les spots vers la tête de quelqu’un, ce quelqu’un va devenir temporairement aveugle et insulter votre mère très fortement et très graphiquement. Pour régler ce problème sans me ruiner : du papier sulfurisé. On peut pas mettre du papier normal ou du tissu vu la chaleur que le spot dégage, et tout autre matériau coûte tout de suite plus cher. Non avec du papier sulfurisé ça passe bien : mettre 1/2/3 feuilles devant le spot suffit à diffuser correctement la lumière, ce qui aura en plus l’effet cool de lisser les ombres. Sauf que vous pouvez pas mettre les feuilles directement dessus, parce que ça va cramer (je certifie : chez moi au bout de 10min ça noirci…). Du coup ce que je conseille, c’est d’acheter (ou de trouver quelques part) du fil de fer assez épais, et faire une genre de « structure » pour positionner les feuilles ) 5 ou 8 cm du spot (ou même plus si votre spot est plus puissant que le mien. C’est moche, ça donne l’impression que ça casser à n’importe quelle petite vibration (ce qui est le cas) et c’est très système D MAIS ça coûte pas chère (donc pour ceux ou celles qui voudrais juste tenter le coup de faire des vidéos, 25eu ça va si c’est juste pour tester).

Je me suis aussi rendu compte d’une chose aussi vis a vis du grain des vidéos : si pour le fichier original générer par la caméra/DSLR il y a beaucoup de grain, si on ré-encode la vidéo (genre en h264 ou même VP8), le grain a tendance à disparaître. C’est sûrement dû au léger flou que la ré-encode applique à la vidéo, mais en tout cas, maintenant je suis moins stressé après avoir vu ça.

Truc marrant aussi : pendant les premières 2 ou 3 semaines durant lesquelles j’essayais de m’enregistrer, le son était horrible. Ca saturait, il y avait plein de bruit blanc. Bref horrible. Alors que le micro (le ZOOM H2) était sensé être bon. J’ai finalement compris pourquoi : en fait je branchais la sortie « Phone Out » du micro vers l’entré microphone du Canon 700d, pour que l’audio et la vidéo soit synchronisé sans que j’ai quoi que ce soit à faire (sinon faut synchroniser à la main et ça me faisait chier). Mais en fait, il semblerai que le Canon 700D n’attend pas les mêmes valeurs de tension (voltage) en entrée que ce que le ZOOM H2 produit en sortie, ce qui fait que le Canon était trop sensible. En baissant la sensibilité du Canon au minimum ça passait encore mais c’était pas parfait non plus. Au final maintenant je prend l’audio et la vidéo séparément et je resynchronise à la main après (avec Audacity et ffmpeg) : généralement je fait 2 clap avec les mains (faute d’avoir un vrai clap), et vu que je laisse le Canon enregistrer aussi l’audio (en plus du ZOOM H2), je peux faire coïncider les pics des 2 claps dans l’audio de la vidéo native (prise par le Canon) et celui du ZOOM H2. Sans avoir à essayer de synchroniser selon les paroles, mes lèvres ou autre. C’est chiant de pas avoir le tout synchroniser directement, mais avec cette méthode, j’ai un audio pas trop horrible.

Prochain problème avec mon micro : j’ai un léger écho. Rien de très grave, mais ça fait bien chier. Vu que je suis seul, je ne peux pas m’enregistrer la voix avec une perche, ce qui fait que je suis à environ 2m du micro, ce qui fait que j’ai de l’écho. Je n’ai malheureusement pas réussis à résoudre ce problème. Je vais peut être acheter un petit micro cravate, en espérant que ça passe mieux. Je vous tiendrais au courant.

 

Voilà, c’est fini pour aujourd’hui, je vous ais suffisamment saoulé. Le prochain article sera sur comment j’ai fait mon générique d’intro, et comment chercher de la musique libre, de qualité et qui colle bien a certaines ambiance, c’est la putain de guerre.

Ciao.

L’aventure Youtube, part 1

Bon, ce blog est un peu mort mais ça va un peu changer (un peu).

Je me suis lancé récemment dans un projet : faire des vidéos Youtube , à but éducationnel, de vulgarisation d’Informatique et Électronique.

Alors ce qui est marrant, haha, c’est que, haha, je que, mdr, j’y connais que quedal en audiovisuelle. Mais genre rien : ma seul expérience dans ce domaine se résume à un montage plus que mauvais (mettre Pieces de Sum41 sur une vidéo de raid de ma guilde WoW de quand j’avais 15 ans, c’est pas ce que j’appelle bon).

Tu rajoutes en plus le fait que je suis assez discret de manière général, je ne poste rien sur Facebook ni Twitter. Même entre amis je ne suis pas du tout celui qui parle le plus. Ce blog était d’ailleurs à l’origine un moyen de me bouger dans l’autre sens, et quand on voit le résultat, c’est pas un réussite.

Donc bref, je suis extrêmement inexpérimenté dans ce domaine, et je vais totalement à l’encontre de mon inclinaison naturelle à ne pas me mettre à l’avant de la scène, donc je pars pas vraiment avantagé. Les 2 seuls choses qui m’aide à un peu dans cette aventure, c’est mon envie d’enseigner l’informatique (c’est d’ailleurs une des raisons principale qui me ferait me diriger vers un doctorat, pour enseigner à la fac), et mes connaissances en Informatique vu que j’ai fais 5 ans d’études dans ce domaine.

Bref, la situation est expliqué.

Du coup je me suis dis que j’allais documenter tout le processus de trial&error : je me dis que si ça se trouve, un jour, un gars ou une fille se trouvera dans mon exact situation, et me lire lui donnerai plus de courage, de certitude, de conseils et de pointeurs sur la marche à suivre (grossièrement). Moi je sais que j’aimerai bien avoir ça, le récit de quelqu’un qui a réussi de partir de rien, et non pas juste des tutoriels bêtes et méchant : l’important dans cette série d’article est le cheminement, le voyage.

Si cette série d’article se concentre sur le cheminement, il donnera aussi des conseils, de choses que j’ai trouvé par moi même (non pas que je suis le seul à l’avoir trouvé, mais qu’à ce moment là, l’idée est venu d’elle seul à moi, sans l’avoir lu/vu/écouté quelque part).

C’est partie !

Avoir l’envie ou l’idée, et la laissé germé

J’avais envie de faire des vidéos depuis pas mal de temps déjà. J’avais été très impressionné par les vidéos Crossed et 3615 Usul, mais ça me parraissait tellement loin de ce que je pouvais possiblement faire (la réalisation était tellement bonne que ça m’intimidais).

C’est avec l’émission de Doxa que l’envie de faire quelque chose à commencé à s’installer. Je ne savais pas ce que je voulais faire, mais j’avais « un peu » envie de faire comme Dany Callygula, mais je n’avais pas d’idée de quoi parler. Ce n’est donc toujours pas assez pour me bousculer et me bouger le cul. Mais cette envie subsiste et continue de se développer, petit à petit.

L’émission e-penser m’a redonné un coup de pied au cul, toujours pas suffisant, mais maintenant je cherchais consciemment ce que je pourrais possiblement « si jamais je m’y mettais ».

Les chaînes de vulgarisation ont commencé à se démocratiser de plus en plus : DirtyBiology, NotaBene, Histoire Brève etc… j’ai découverts le collectif « La vidéothèque d’Alexandrie », et petit à petit, mon envie s’est développé, et un jour je voulais faire des vidéos. A partir de ce moment là, j’étais sur que je voulais en faire, je voulais connaître ces gens qui m’apprennent tellement, faire un peu partie du club. Comme j’ai toujours aimé l’idée d’enseigner l’Informatique plus tard, mais que cette perspective avait, au final, peu de chance de se réaliser, je me suis dis que ce serait l’occasion parfaite de commencer : la communauté commençais à se former, personne n’avait encore fait de chaîne sur l’Informatique, tout semblais s’aligner parfaitement.

Sauf que j’ai laissé traîné ça pendant un bon moi et demi avant de me bouger réellement : faut dire que j’avais un mois de vacance, et je voulais m’avancer sur mon projet perso d’électronique. Mais je n’oubliais mon envie, je le mettais juste un peu de côté.

Après ce mois ci, c’était au tour de l’électronique d’être mis de côté : place à mon nouveau projet (même si je n’avais pas fini mon projet d’électronique, lol).

J’avais la rage de vaincre, j’avais une idée, mais je n’avais ni connaissance ni matériel, et ça me semblait nécessaire de commencer par là.

L’important ici est qu’entre le moment ou vaguement/peut être/ouai mais non/un petit peu j’ai eu une vague envie de faire un truc, et le moment où j’ai commencé à me bouger, une année et quart avait du passé. On pourrait voir cette année et quart et se dire qu’elle a été perdu : après tout, durant tout ce temps, je n’ai rien fait du tout (pour ce projet hein !). Je le pense d’ailleurs un peu, mais c’est plus parce que je me connais et que au moins 30% du temps que ça a prit est dû à ma flemme de ouf. On peut aussi voir la chose d’une autre manière : la motivation et l’envie étaient dormant pendant un ans, et c’est quand j’ai pu me posé, avoir un mois de vacance, qu’ils se sont réveillés : pour se mettre à quelque chose, il faut je pense plus que de l’envie, mais aussi du timing. C’est quand on a le moins de chose à faire qu’on commence à vouloir faire plus de chose ! Avant on trouvera toujours une excuse pour ne rien faire : ouai mais j’ai mes études, oui mais j’ai la flemme, oui mais j’ai la chambre à nettoyer etc…

Je parlerai pendant mon prochaine article le début de mon apprentissage du monde de l’audiovisuel, et de son matériel, mes errements, mes erreurs et mes réussites !

Seeking a Friend for the End of the World

Je viens de finir Seeking a Friend for the End of the World (Jusqu’à ce que la fin du monde nous sépare pour le titre français).

J’aime beaucoup ce film. Il a réussit à toucher ma corde sensible.

Je trouve l’histoire de ce film assez bien ficelé, sauf peut être le début, mais dans l’ensemble je trouve le scénario et les personnages bien écrit. Steve Carell joue très bien son rôle je trouve, et Keira Knightly n’est pas en reste non plus.

Pourtant j’avais un peu d’appréhension. Pour moi Steve Carell, c’est 40 ans toujours puceau, qui sans être un mauvais film n’en n’est pas un très bon non plus je trouve. Du coup j’étais un peu partie avec un petit a priori. Mais en fait pas du tout, Steve Carell joue parfaitement son rôle, avec des moments vraiment poignants. Keira Knightly comme dit est aussi très bonne dans son rôle, mais c’est vraiment Steve Carell qui m’a frappé dans ce film là.

En gros, l’histoire c’est : la mission spatiale qui devait s’occuper de astéroïde fonçant droit sur la Terre est un échec, les Hommes n’en n’ont plus que pour 21 jours. On suit alors Dodge durant les derniers jours de sa vie, qui voit sa femme le fuir dès la nouvelle de l’astéroïde entendu, comment il gère sa solitude, ses regrets etc… Il rencontrera alors Penny, sa voisine. S’en suivra un road trip destiné à trouver les personnes importantes pour ces deux personnes, afin de vivre leurs derniers instants avec elles.

Je ne vais pas m’étendre plus la dessus. Comme dit, c’est un film qui m’a touché, et je ne veux même pas essayer d’en savoir d’avantage : j’aime beaucoup les films qui m’émeut.

L’empathie est un des meilleurs moyen pour faire ressentir des sentiments, et ce film me l’a encore une fois prouvé.

Sous-domaines statiques vers localhost sous Linux

Lors du développement d’un service orienté web en local, il est des fois obligatoire de mettre dans les configurations des des hostnames et sous-domaines.Mais vous voulez rester en local, utiliser l’IP 127.0.0.1, mais quand même pouvoir utiliser des noms de domaines, comme si vous les possédiez.
Vous pouvez bien sûr configurer tout les domaines dont vous avez besoin dans votre serveur DNS préféré, mais si vous n’en avez besoin que moins d’une dizaine, cela est un peu trop pour si peu.

Dans ce cas, il est bien plus facile d’utiliser le fichier « /etc/hosts ». En ajoutant à la ligne commençant par « 127.0.0.1 » tout les hostnames dont vous avez besoin (ex : myhost.example.com, test.truc.example.com, test.test.localhost).

Sur certaines distributions de Linux comme Ubuntu ou Debian, il semble il y avoir des fois des problèmes avec cette méthode : si la ligne commençant par « 127.0.1.1 » n’est pas commenté (la ligne contenant l’hostname de votre ordinateur), les hostnames ajoutés avant ne fonctionneront pas.
Il suffit donc juste de commenter ou supprimer cette ligne (commenter avec un « # »), et ajouter l’hostname de votre machine à la ligne commençant par « 127.0.0.1 ».

Ce petit tricks permet donc de prétendre que plusieurs domaines/sous-domaine/hostname pointent en fait sur localhost/127.0.0.1, ce qui peut être pratique des fois.

Pour tester si ça marche, vous pouvez mettre en place un virtualhost avec un ServerName identique que celui mit dans /etc/hosts avec apache, et y accéder avec votre navigateur. Vous pouvez aussi vous connecter en ssh à l’hostname que vous avez mis dans /etc/hosts (vous devez avoir openssh-server installé sur votre machine). Cela ne sert à rien d’utiliser les commandes comme dig ou nslookup pour tester, car  ils font directement des requêtes aux vrais serveurs DNS configuré sur vos interfaces réseaux, sans regardé dans /ect/hosts.

Électronique 101 : résistance de tirage et transistor Darlington

Aujourd’hui je lance une nouvelle rubrique/catégorie sur ce blog :  Électronique 101.
J’ai décidé de me mettre à l’électronique, j’ai acheté un kit Arduino sur Ebay, quelques composant nécessaire à un projet, les outils nécessaires et c’est partie !

Électronique 101

Sauf que je trouve que se mettre à l’électronique, c’est un peu un la galère comparé à l’informatique. Pour l’informatique, il existe des milliers de tutoriels, de guides, explications et exercices pour ne serait-ce qu’un langage de programmation :  dans ce cadre là, en persévérant on finit toujours pas être aiguillé par une réponse dans un forum ou une explication dans un tutoriel, puis confirmer par des exemples et nos propres tests. Par contre l’électronique, c’est moins ça je trouve, où en tout cas c’est plus… éparses et compliquer à trouver. J’en prends pour exemple le fait que presque TOUS les sites qui traites d’électroniques font très Web 1.0 avec des beaux sites statiques : je ne dis par là que ce sont de mauvais sites, plutôt que l’âge moyen des sites dédiés à l’électronique est pas mal grand, et que la nouvelle génération se fait attendre. Je comprend cette différence entre l’informatique et l’électronique : on peut se mettre à coder avec un pauvre éditeur de texte et un compilateur, donc sur n’importe quel ordinateur même très vieux, alors que l’électronique requiert outils, composants (en profusion même pour certain prochain) ce qui coute de l’argent.

Il arrive donc des fois que je ne comprennent pas certaines choses en électronique : pourquoi dit on que ce composant fait ça ? Pourquoi doit on utiliser ça? Car niveau explication, sur Internet, ça se répète beaucoup du coup on a du mal à trouver LA chose qui nous aurait fait comprendre.

Le but de cette rubrique sera donc d’écrire des articles sur des « choses » que j’ai enfin compris après un certain temps et que je considère comme mal expliquées, pour un esprit comme le mien du moins. C’est partit !
Aujourd’hui nous aborderons les résistances de tirage (et aussi les résistance de rappel), leur fonctionnement et leur utilité, et enfin nous parlerons des transistors et plus particulièrement des transistors Darlington.

 Les résistances de tirage

Les résistances de tirage (ou résistance de rappel) sont extrêmement utiles voir totalement nécessaire lorsque l’on fait de l’électronique numérique (lorsqu’on ne s’intéresse pas aux tension/intensité car on ne voit et manipule que des 0 (tension nulle) ou 1(ex : tension +5V). Mais à quoi ça sert?Imaginez que vous voulez détecter que quelqu’un appuie sur un interrupteur, vous brancher donc votre interrupteur à votre Arduino d’un coté, et de l’autre coté une alimentation, du coup quand on appuie dessus, la courant passe, et l’Arduino lit +5V (par exemple) sur l’entrée, et détecte donc l’appuie.

Appui bouton arduino naif 2

À l’appui du bouton, l’Arduino lit +5V sur son entrée : l’appui du bouton est détecté.

Le problème c’est que quand l’interrupteur n’est pas appuyé, le câble de l’Arduino à l’interrupteur est dit « flottant » car relié à du vide, ce qui peut être très grave dans certains cas : en effet, il peut arriver qu’un câble flottant puisse capter des ondes radios (on est littéralement saturé de ce genre d’onde, entre les ondes FM/AM, ceux des téléphones, et plein d’autre encore) , et les convertir en électricité (comme une antenne le ferait), ce qui crée donc une tension à la borne de l’Arduino, qui pourrait croire à un appui d’interrupteur si cette tension est suffisamment fort. Vous admettrez que c’est pas cool (imaginez que votre lampe s’allume en pleine nuit parce qu’elle a capté une onde radio).

Détection appui bouton naif

Le circuit est ouvert, et le câble coté Arduino est flottant : l’Arduino peut lire des faux positifs si jamais le câble capte un onde radio.

Pour éviter cela, on utilise donc des résistances de tirage/rappel. Sauf que je trouve le nom totalement pourri : personnellement, j’ai mis longtemps à comprendre le fonctionnement des résistances de tirage à cause du nom ; je me disais que du coup c’était la résistance qui faisait tout le travail, que c’était une résistance spéciale, ou que les résistances avaient des fonctionnalités que je ne connaissais pas. Mais en fait non,c’est tout con en fait.

En fait c’est simple, pour éviter le coup des ondes radio parasites, il suffit de connecter la borne de l’interrupteur coté Arduino à une borne du générateur. Si la 1er borne de l’interrupteur est relié à la borne +, il faut connecté l’autre coté à l’Arduino et à la borne -, et si la 1er borne est relié à la borne – (dans le cas où l’on veut lire un 0 lorsque l’interrupteur est appuyé, et non un 1), on connecte l’autre borne à l’Arduino et à la borne + du générateur. Quand on fait cela, lorsque l’interrupteur n’est pas appuyé, le câble coté Arduino n’est plus flottant : il est soit connecté à la masse (comme sur le schéma suivant), ce qui garantit de toujours lire 0, soit connecté à la borne +, ce qui garantit de toujours lire 1.

L'interrupteur est aussi connecté à la masse : si un signal radio est capté, celui ci partira directement à la masse, et l'Arduino ne lira pas de faux positif

L’interrupteur est aussi connecté à la masse : si un signal radio est capté, celui ci partira directement à la masse, et l’Arduino ne lira pas de faux positif

Le problème maintenant survient lorsque quelqu’un appuie sur l’interrupteur (je ne vous conseille pas de le faire) : à ce moment là, vous crée un court circuit entre la masse et la borne + du générateur (ce qui peut avoir des conséquences très grave sur l’Arduino, et même votre générateur, et enfin sur vous même).

L'alimentation est directement branché à la masse : court-circuit.

L’alimentation est directement branché à la masse : court-circuit.

C’est la que la résistance entre en jeu : mettez une grosse résistance du style 3k ohms entre l’interrupteur et la borne du générateur, du coté Arduino. Si vous faites ça, lorsque quelqu’un appuie sur l’interrupteur, il y aura quelque chose entre la borne + et la masse du générateur : la résistance de tirage/rappel. On aura donc éviter au final les perturbations des ondes radios tout en évitant le court circuit à chaque fois que l’on actionne l’interrupteur : Mission accomplie.

L'interrupteur est toujours connecté à la masse, on évite donc toujours les faux positifs (la résistance ne sert à rien ici)

L’interrupteur est toujours connecté à la masse, on évite donc toujours les faux positifs (la résistance ne sert à rien ici)

Lorsqu'on appuie sur l'interrupteur, l'entrée de l'Arduino à moins de résistance, le courant passe donc par cette entrée : on détecte l'appui de l'interrupteur. La résistance nous a protégé du court circuit

Lorsqu’on appuie sur l’interrupteur, le courant passe par l’Arduino ET vers la masse. L’Arduino détecte donc l’appui, et la masse est protégé par la résistance.

Au final je ne comprend pas pourquoi on dit que la résistances de tirage/rappel évite les perturbations radio : ce qui les évite, c’est de ne plus avoir l’Arduino branché à « rien » lorsque l’interrupteur n’est pas appuyé. La résistance elle ne sert qu’à éviter le court-circuit…

Les transistors Darlington

Quand j’ai croisé un circuit utilisant les transistors Darlington, je faisais quelques experimentation avec un stepper motor de mon kit. Avec celui ci était donné un contrôleur pour le moteur qui est plus ou moins un PCB avec un ULN2003 et des LED pour avoir quelques indications. Mais je me demandais pourquoi le ULN2003 était nécessaire : techniquement l’Arduino seul peut aussi contrôler le stepper motor (en tout cas pour le tout petit stepper du kit, il était suffisant).Sur Internet, il est dit que le ULN2003 sert à donner plus de courant au moteur que ce que l’Arduino peut fournir : surement que dans mon cas, le stepper motor étant tellement petit, l’Arduino suffisait. En plus il a des diodes pour éviter que l’Arduino ne crame à cause de la force contre électromotrice : pour faire bouger le moteur, on applique une tension à des bobines ce qui génère un champ électromagnétique, ce qui est utilisé pour faire bouger l’axe central qui est un aimant et qui s’aligne sur ledit champ magnétique. Le problème c’est lorsqu’on coupe le courant : le champ électromagnétique crée un courant (car si un courant induit un champ électromagnétique, l’inverse est aussi le cas) avec une très forte tension (mais qui ne dure que quelques nanosecondes), une tension si forte que cela peut griller l’Arduino. Mettre des diodes permets d’empêcher la fcem (force contre électromotrice) à remonter jusqu’à l’Arduino.

Mais j’étais quand même curieux de savoir ce que l’ULN2003 faisait en interne, et pourquoi il donnerai « plus de punch » au moteur. Au final, il semblerai que ce soit plusieurs transistors Darlington mis en parallèle (pour avoir plusieurs sorties) munis de diode. Mais que sont les transistor Darlington?
Comme en cours, on ne faisait que de l’électronique numérique, on ne voyait dans les transistors qu’un moyen de faire oui ou non passer un courant : un interrupteur électronique qui permettrait de faire des opérations logiques. Mais en fait un transistor c’est bien plus que ça (et bien plus que ce que je vais expliquer ici).
En fait un transistor Darlington ressemble à :

Schéma d’un transistor Darlington

C’est donc 2 transistor NPN : un transistor dont la sortie va activer ou non un autre transistor. Tout les deux ont leur collecteurs relié à la même source de courant. Donc si on active le 1er, le 2ème s’activera de manière indirecte. Et en fait, ce que je ne savais pas (ce qu’on ne dit pas vraiment en électronique numérique), c’est qu’un transistor NPN lorsqu’il a une tension à la base laisse bien sur passer le courant du collecteur vers l’émetteur, mais contrôle aussi la quantité d’électron qui passe, et donc l’intensité du courant : plus l’intensité à la base est grande, plus le transistor laissera passer d’électron et donc plus l’intensité du courant sortant par l’émetteur sera grande. Par contre, chaque modèle de transistor aura sa propre courbe « intensité à la base -> intensité en sortie ». En électronique numérique, on a bien sûr besoin d’un minimum d’intensité, mais que le signal soit de 10mA ou de 1A, ce n’est pas important, ce qui est important c’est qu’il y ait une tension, donc cette propriété des transistors n’est pas forcément abordée.

Donc au final, quand on branche un Arduino à un ULN2003 (et donc à des transistors Darlington), et que vous décider de faire tourner le moteur, l’Arduino applique donc un courant à plusieurs PIN de l’ULN2003, et donc à des transistors Darlingtons (pour cette exemple, on va dire que les transistors ont un coefficient constant de x10), et plus particulièrement, le 1er transistor de la pair. Or, l’Arduino peut débiter au max 40mA, donc le 1er transistor transformera ce 40mA en par exemple 400mA en sortie (quand je dis transforme, cela veut dire qu’il « laisse passer »), qui sera donc l’intensité du courant à la base du 2ème, qui lui aussi fera donc passer ENCORE plus d’électron, et donc l’intensité du courant en sortie du 2ème transistor sera alors de par exemple 4A : la où avec un seul transistor et l’Arduino on aurait eu que 400mA, on a ici 4A grâce à une pair de transistors : un transistor Darlington.

Transistor Darlington

Exemple d’un transistor Darlington (vu comme une paire de transistor)

Voilà, c’est le 1er article un peu technique que j’écris, sur un sujet qu’en plus je ne maitrise pas totalement donc si j’ai fait des erreur ou qu’il y simplement un truc que j’ai mal expliqué, n’hésitez pas à le dire que je corrige/explique mieux !