Les Stagiaires : La critique

Hey, ça fait longtemps que je n’ai pas posté de nouvel article. Le master ce n’est pas aussi paisible que la licence alors je dois avoué qu’entre le travail et le matage d’anime/série tv, j’ai pas eu super le temps pour le blog, mais je continue de réfléchir à ce que je peux écrire dessus, et ça tombe bien parce que je viens de voir le film Les Stagiaires (The Internship dans la langue de Shakespeare) et j’ai bien envie d’en faire la critique pour vous, mes très chère (et très peu nombreux) lecteurs !

Alors Les Stagiaires c’est l’histoire de 2 quadragénaires (joués par Vince Vaughn et Owen Wilson) travaillant comme vendeur qui apprennent que leur boite fait faillite, et l’un des deux a vite fait d’avoir l’idée du siècle : s’inscrire à un stage chez Google qui « peut être » mènera à un vrai travail là-bas. Bien sûr ces deux mecs connaissent rien en informatique ni en science, mais rien à faire, ils sont vendeurs, ils savent comment mentir correctement et bullshiter la gueule des gens, et ils arrivent donc à se faire accepter comme stagiaire. Mais le retour à la réalité est dur : ils restent très nazes en informatique, et lorsqu’il faut se mettre en groupe pour le stage, ils finissent dans l’équipe des laissés pour compte. Mais ce ne serait pas un véritable film américain s’il ne promouvait pas  le rêve américain : nom d’un chient, ces gens sont laissés pour compte, il faut en faire des winners, car tous le monde sait bien que ce sont ce genre de gens qui réussissent dans la vie ! USA FUCK YEAH !
Bon vous en doutez, il y aura quelques obstacles sur la route qui les conduira vers la réussite éternelle, mais n’ayez crainte, car ils vont y arriver, par le pouvoir de l’amour, de l’esprit d’équipe, et par le principe que les gentils doivent gagnés mais pas les méchants.

Bon j’ai l’air un peu méchant quand je résume vite fait le film comme ça, mais il n’était pas si mauvais (il n’en ait pas pour autant bon quand même). Quand tu regardes le trailer, tu vois tout de suite quel genre de film il sera (surtout si il y  a Vince Vaughn et Owen Wilson), mais j’étais curieux de voir ce que donnerait le film au final, car il y a assez peu de film qui aborde le monde de l’informatique/science/technologie dans le monde d’aujourd’hui. Et au final, comme dit plus haut, le film, sans être mauvais, n’en est pas bon pour autant.

Comprenez moi bien, j’ai passé un moment sympa quand j’ai regardé ce film, mais sans plus, la faute surement à mon attachement au monde de l’informatique, ce qui fait que plein de petite chose me font tiqué dans le film. Et d’un autre coté, je vois aussi certaines choses qui sont plutôt bonnes dans le film.

Donc en gros, ce que j’ai bien aimé dans le film :

  • Le film montre qu’en informatique, l’âge ne compte absolument pas, et que ce n’est pas un domaine réservé à la nouvelle génération : n’importe qui aujourd’hui peut apprendre à programmer un logiciel ou un site internet (j’en veut pour preuve des sites comme le Site du Zéro, nouvellement renommé OpenClassroom, qui a dû en mettre plus d’un sur la voie de l’informatique, moi y compris). Alors bien sûr, si vous avez 40 ans, que vous commencez à peine à vous y mettre, votre chance de finir à Google est trèèèèèèèèèèèès mince, mais théoriquement non nul.
  • Owen Wilson
  • On voit pas mal de « type » de personne différents, ce qui fera peut être intégré chez les gens que : l’Informatique, c’est un domaine comme les autres, et qu’il y a de tout niveau personnalité dans ce milieu, des sympas comme des enfoirés.

Après, ce que j’ai moins aimé :

  • Les références à des choses en informatique mal gérées. Quand Owen Wilson demande pourquoi ne pas utiliser Emacs au lieu de vi par défaut sur Ubuntu, et qu’on lui répond que c’est une bonne question : protip, c’en n’est pas une… Déjà pourquoi l’important du choix standard entre Emacs et vi est limité à Ubuntu ? Pourquoi pas Debian ? Ou même Gento tant qu’on y est ? D’ailleurs on pourrait aussi se poser la question pour Windows et Mac OS X vu que ces éditeurs sont aussi dispo sur ces systèmes. Le but de cette réplique n’est que de nous montrer que Owen Wilson, bah maintenant, il gère en informatique t’as vu. Surtout que le cours sur « choisir son éditeur de texte », je ne pense pas qu’on le dispense à Google : si tu as réussis à attérir à Google, tu SAIS ce que sont Emacs, Vi ou nano et autre.
  • Même si comme dit plus haut, le panel de personnalité est assez large, on se tape quand même certains clichés de nerd/informaticien, genre le programmeur qui est enveloppé, a une barbe (certes pour le moment j’ai 2 sur 2 niveau description, mais ne nous arrêtons pas là), et porte un casque pour éviter de parler au gens parce qu’il est un peu awkward socialement (il arrivera quand même à la fin à sortir un gros laïus devant un amphi rempli, mais bon…). Ou bien le gentil nerd qui n’ose pas parler à la fille qui lui plait, mais qui ne se gène pas à un peu stalker ses infos sur le « facebook » interne à Google.
  • Le passage dans le stip-club. Non justifié et totalement déplacé. Si vous voulez que vous personnages se bourrent la gueule et passent un bon moment, il y a mieux comme endroit je trouve. Après, ce moment m’a quand même fait m’interroger sur le sexisme des strip-clubs : au final, qu’y a-t’il de mal à assouvir le besoin primal de voir de la chair nue, car tant que l’on ne fait que prendre son plaisir à regarder sans y attacher le moindre jugement, aucun mal est fait. Mais ce résonnement ne marcherait que dans un monde parfait, or notre monde n’est pas parfait, et dans notre monde, le strip-tease est associé plus ou moins à la débauche (je pense que ça vient pas mal du puritanisme et de la religion, mais bon…) et dévalorise donc la personne qui le fait : De la pure hypocrisie. Mais je digresse, et je ne suis même pas sur que mon fil de pensée soit très construit : si vous avez une opinion, n’hésitez pas, les commentaires sont là pour ça.
  • La structure très prévisible de l’histoire.

 

Je trouve aussi très révélateur le choix de Google comme background pour le film. Google c’est un peu la quintessence de la réussite du rêve américain (comme Microsoft ou Apple), et le film fait passer Google pour la meilleure entreprise au monde, dont le but est de servir les gens, et de les aider. Ce qui est vrai, mais aussi faux : Google est la parfaite image du capitalisme poussé à l’extrême selon moi. Google propose beaucoup de nouveau service et d’innovation, leurs produits et services sont de qualités, mais ils ne se gênent pas pour utiliser leur position dominante pour utiliser sans vergogne nos informations personnelles (exemple : Google a théoriquement tout les mots de passes wifi qui ont été entrés dans les téléphones Android, si vous cocher la case qui synchronise vos configurations avec votre compte Google).

 

Bref, si vous voulez vous faire un petit film tranquille un soir, mais que vous ne voulez rien de génial parce que vous êtes un peu trop fatigué pour un vrai bon film, il est parfait. Je lui donne un peu plus que la moyenne : 11/20, mais seulement parce qu’il y a Owen Wilson dedans. Sur ce, je vous laisse, mon travail en retard et les animes m’appellent.

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