Seeking a Friend for the End of the World

Je viens de finir Seeking a Friend for the End of the World (Jusqu’à ce que la fin du monde nous sépare pour le titre français).

J’aime beaucoup ce film. Il a réussit à toucher ma corde sensible.

Je trouve l’histoire de ce film assez bien ficelé, sauf peut être le début, mais dans l’ensemble je trouve le scénario et les personnages bien écrit. Steve Carell joue très bien son rôle je trouve, et Keira Knightly n’est pas en reste non plus.

Pourtant j’avais un peu d’appréhension. Pour moi Steve Carell, c’est 40 ans toujours puceau, qui sans être un mauvais film n’en n’est pas un très bon non plus je trouve. Du coup j’étais un peu partie avec un petit a priori. Mais en fait pas du tout, Steve Carell joue parfaitement son rôle, avec des moments vraiment poignants. Keira Knightly comme dit est aussi très bonne dans son rôle, mais c’est vraiment Steve Carell qui m’a frappé dans ce film là.

En gros, l’histoire c’est : la mission spatiale qui devait s’occuper de astéroïde fonçant droit sur la Terre est un échec, les Hommes n’en n’ont plus que pour 21 jours. On suit alors Dodge durant les derniers jours de sa vie, qui voit sa femme le fuir dès la nouvelle de l’astéroïde entendu, comment il gère sa solitude, ses regrets etc… Il rencontrera alors Penny, sa voisine. S’en suivra un road trip destiné à trouver les personnes importantes pour ces deux personnes, afin de vivre leurs derniers instants avec elles.

Je ne vais pas m’étendre plus la dessus. Comme dit, c’est un film qui m’a touché, et je ne veux même pas essayer d’en savoir d’avantage : j’aime beaucoup les films qui m’émeut.

L’empathie est un des meilleurs moyen pour faire ressentir des sentiments, et ce film me l’a encore une fois prouvé.

Les Stagiaires : La critique

Hey, ça fait longtemps que je n’ai pas posté de nouvel article. Le master ce n’est pas aussi paisible que la licence alors je dois avoué qu’entre le travail et le matage d’anime/série tv, j’ai pas eu super le temps pour le blog, mais je continue de réfléchir à ce que je peux écrire dessus, et ça tombe bien parce que je viens de voir le film Les Stagiaires (The Internship dans la langue de Shakespeare) et j’ai bien envie d’en faire la critique pour vous, mes très chère (et très peu nombreux) lecteurs !

Alors Les Stagiaires c’est l’histoire de 2 quadragénaires (joués par Vince Vaughn et Owen Wilson) travaillant comme vendeur qui apprennent que leur boite fait faillite, et l’un des deux a vite fait d’avoir l’idée du siècle : s’inscrire à un stage chez Google qui « peut être » mènera à un vrai travail là-bas. Bien sûr ces deux mecs connaissent rien en informatique ni en science, mais rien à faire, ils sont vendeurs, ils savent comment mentir correctement et bullshiter la gueule des gens, et ils arrivent donc à se faire accepter comme stagiaire. Mais le retour à la réalité est dur : ils restent très nazes en informatique, et lorsqu’il faut se mettre en groupe pour le stage, ils finissent dans l’équipe des laissés pour compte. Mais ce ne serait pas un véritable film américain s’il ne promouvait pas  le rêve américain : nom d’un chient, ces gens sont laissés pour compte, il faut en faire des winners, car tous le monde sait bien que ce sont ce genre de gens qui réussissent dans la vie ! USA FUCK YEAH !
Bon vous en doutez, il y aura quelques obstacles sur la route qui les conduira vers la réussite éternelle, mais n’ayez crainte, car ils vont y arriver, par le pouvoir de l’amour, de l’esprit d’équipe, et par le principe que les gentils doivent gagnés mais pas les méchants.

Bon j’ai l’air un peu méchant quand je résume vite fait le film comme ça, mais il n’était pas si mauvais (il n’en ait pas pour autant bon quand même). Quand tu regardes le trailer, tu vois tout de suite quel genre de film il sera (surtout si il y  a Vince Vaughn et Owen Wilson), mais j’étais curieux de voir ce que donnerait le film au final, car il y a assez peu de film qui aborde le monde de l’informatique/science/technologie dans le monde d’aujourd’hui. Et au final, comme dit plus haut, le film, sans être mauvais, n’en est pas bon pour autant.

Comprenez moi bien, j’ai passé un moment sympa quand j’ai regardé ce film, mais sans plus, la faute surement à mon attachement au monde de l’informatique, ce qui fait que plein de petite chose me font tiqué dans le film. Et d’un autre coté, je vois aussi certaines choses qui sont plutôt bonnes dans le film.

Donc en gros, ce que j’ai bien aimé dans le film :

  • Le film montre qu’en informatique, l’âge ne compte absolument pas, et que ce n’est pas un domaine réservé à la nouvelle génération : n’importe qui aujourd’hui peut apprendre à programmer un logiciel ou un site internet (j’en veut pour preuve des sites comme le Site du Zéro, nouvellement renommé OpenClassroom, qui a dû en mettre plus d’un sur la voie de l’informatique, moi y compris). Alors bien sûr, si vous avez 40 ans, que vous commencez à peine à vous y mettre, votre chance de finir à Google est trèèèèèèèèèèèès mince, mais théoriquement non nul.
  • Owen Wilson
  • On voit pas mal de « type » de personne différents, ce qui fera peut être intégré chez les gens que : l’Informatique, c’est un domaine comme les autres, et qu’il y a de tout niveau personnalité dans ce milieu, des sympas comme des enfoirés.

Après, ce que j’ai moins aimé :

  • Les références à des choses en informatique mal gérées. Quand Owen Wilson demande pourquoi ne pas utiliser Emacs au lieu de vi par défaut sur Ubuntu, et qu’on lui répond que c’est une bonne question : protip, c’en n’est pas une… Déjà pourquoi l’important du choix standard entre Emacs et vi est limité à Ubuntu ? Pourquoi pas Debian ? Ou même Gento tant qu’on y est ? D’ailleurs on pourrait aussi se poser la question pour Windows et Mac OS X vu que ces éditeurs sont aussi dispo sur ces systèmes. Le but de cette réplique n’est que de nous montrer que Owen Wilson, bah maintenant, il gère en informatique t’as vu. Surtout que le cours sur « choisir son éditeur de texte », je ne pense pas qu’on le dispense à Google : si tu as réussis à attérir à Google, tu SAIS ce que sont Emacs, Vi ou nano et autre.
  • Même si comme dit plus haut, le panel de personnalité est assez large, on se tape quand même certains clichés de nerd/informaticien, genre le programmeur qui est enveloppé, a une barbe (certes pour le moment j’ai 2 sur 2 niveau description, mais ne nous arrêtons pas là), et porte un casque pour éviter de parler au gens parce qu’il est un peu awkward socialement (il arrivera quand même à la fin à sortir un gros laïus devant un amphi rempli, mais bon…). Ou bien le gentil nerd qui n’ose pas parler à la fille qui lui plait, mais qui ne se gène pas à un peu stalker ses infos sur le « facebook » interne à Google.
  • Le passage dans le stip-club. Non justifié et totalement déplacé. Si vous voulez que vous personnages se bourrent la gueule et passent un bon moment, il y a mieux comme endroit je trouve. Après, ce moment m’a quand même fait m’interroger sur le sexisme des strip-clubs : au final, qu’y a-t’il de mal à assouvir le besoin primal de voir de la chair nue, car tant que l’on ne fait que prendre son plaisir à regarder sans y attacher le moindre jugement, aucun mal est fait. Mais ce résonnement ne marcherait que dans un monde parfait, or notre monde n’est pas parfait, et dans notre monde, le strip-tease est associé plus ou moins à la débauche (je pense que ça vient pas mal du puritanisme et de la religion, mais bon…) et dévalorise donc la personne qui le fait : De la pure hypocrisie. Mais je digresse, et je ne suis même pas sur que mon fil de pensée soit très construit : si vous avez une opinion, n’hésitez pas, les commentaires sont là pour ça.
  • La structure très prévisible de l’histoire.

 

Je trouve aussi très révélateur le choix de Google comme background pour le film. Google c’est un peu la quintessence de la réussite du rêve américain (comme Microsoft ou Apple), et le film fait passer Google pour la meilleure entreprise au monde, dont le but est de servir les gens, et de les aider. Ce qui est vrai, mais aussi faux : Google est la parfaite image du capitalisme poussé à l’extrême selon moi. Google propose beaucoup de nouveau service et d’innovation, leurs produits et services sont de qualités, mais ils ne se gênent pas pour utiliser leur position dominante pour utiliser sans vergogne nos informations personnelles (exemple : Google a théoriquement tout les mots de passes wifi qui ont été entrés dans les téléphones Android, si vous cocher la case qui synchronise vos configurations avec votre compte Google).

 

Bref, si vous voulez vous faire un petit film tranquille un soir, mais que vous ne voulez rien de génial parce que vous êtes un peu trop fatigué pour un vrai bon film, il est parfait. Je lui donne un peu plus que la moyenne : 11/20, mais seulement parce qu’il y a Owen Wilson dedans. Sur ce, je vous laisse, mon travail en retard et les animes m’appellent.

Film Cool : Cloud Atlas

A l’heure où j’écrit ces lignes (qui est différente de l’heure de diffusion bien sûr), je viens de finir de voir le film Cloud Atlas. Et j’ai été ému par ce film. Et si il y a bien une raison pour laquelle j’ai créé ce blog, c’est pour discuter des choses que j’aime, et quand un film m’émeut, cela veut dire que je l’aime.

Cloud Atlas Logo

Je vous conseille fortement de lire le reste de l’article avec le thème musical « Cloud Atlas Sextet » du film en fond sonore qui est sublime (ici c’est la version qui passe durant les crédits) :


Alors Cloud Atlas, si cela ne vous dit rien, est le dernier film des créateurs de la trilogie Matrix, Andy et Lana Wachowski (aussi aidé par Tom Tykwer). Le film est une adaptation du roman du même nom (« Cartographie des nuages » en français) écrit par David Mitchell.
J’avoue ne pas avoir lu le roman, mais je le ferais peut être vu comment le film m’a touché.
J’avoue que l’histoire est assez compliqué à expliquer, tant le film est lui même construit de manière compliqué : le film est composé de 6 histoires se déroulant dans des lieux et époques différentes, chaque histoire se focalisant sur un personnage en particulier. Les 6 histoires sont imbriquées les unes dans les autres, sans réel ordre prédifini (mais les morceaux d’une histoire sont bien dans le bonne ordre, il n’y a pas de retour en arrière). On devine rapidement un lien entre les 6 histoires car des personnages d’une histoire se retrouve dans certaines autres histoires, avec des fois un même motif qui se répète (les « couples » se recroisent souvent), des fois non (un personnage « gentil » dans une histoire deviendra « mauvais » dans une autre, etc…).
Après je ne vais pas vous résumer les histoires en particulier, mais je dirais tout de même qu’elles sont bien construites, avec des personnages attachants.

Ce que j’aime particulièrement dans ce film, pour peu qu’on apprécie son style, c’est qu’il provoque une grande palette de sentiment chez le spectateur, mais on passe tellement vite d’une gamme à l’autre, puis en y revenant, puis en s’y éloignant, qu’on éprouve durant tout le film un mélange de tout ces sentiments : de joie, de tristesse, d’amertume, de nostalgie, d’excitation, et plein d’autres encore…
Et encore une fois, j’aime les films qui arrivent à transmettre une/des émotion(s) de manière convaincante.

Surtout que dans ces conditions, un spectateur est plus enclin à intégrer les thèmes et les problématiques de l’histoire, car il se sent proche des personnages qui la vivent. Et problématique il y a :  chaque histoire en intègre une, une problématique généralement sociétale, qui, si l’on est un peu réceptif, fera son petit chemin vers notre esprit et nous triturera un peu la cervelles plus tard. Le film pose des questions par exemple sur les fondements et origines d’une religion, ou sur la ségrégation et le mal être qui en résulte des homosexuels/bisexuels (dans le films c’est en Angleterre dans les années 30, mais le message est toujours valable aujourd’hui), ou bien sur les risques de l’ultra-capitalisme, et bien d’autre encore.

Après, il semblerait que le film soit assez polarisant, c’est à dire que soit on l’adore, soit on le trouve à chier, faute à sa construction en escalier qui peut en laisser plus d’un perplexe : il faut aimer. Il faut aussi aimer les films long, parce que Cloud Atlas fait 2h50, donc prévoyez pas mal de temps devant vous.
Et si comme moi vous avez eu un peu de mal à reconnaitre les acteurs dans leurs différents rôles dans les différentes histoires, n’ayez crainte, à la fin lors des crédits, on nous montre à quoi chaque acteur ressemblaient dans les différentes histoires (si ils y apparaissaient).

Bref Cloud Atlas, une bonne bande son (un très bon thème surtout),  des scènes bien tournées, de très bon acteurs (il faut dire que le film a un gros GROS casting), des émotions qui passent bien, et  des histoires intéressantes et fantastiques à souhait:  vous seriez idiot de ne pas aller le voir.

Sur ce, je vous laisse, attendez vous à quelques petit changement au niveau du thème du blog, et si vous avez déjà vu le film, n’hésitez à dire ce que vous en avez pensez !