L’aventure Youtube, part 2 ~ Le matériel

Résumé des épisodes précédents : pour certain, l’envie, la motivation et l’idée mettent plus d’un ans à venir leur botter le cul et ça arrive le plus souvent quand tu n’as rien à faire, comme des vacances de longue durée où vous ne faites rien. Et j’ai envie de dire que c’est ok (en même temps je vais pas dire le contraire vu que ça reviendrai à me renier moi même) : tout le monde est occupé par sa propre vie, et ça peut être difficile de se dépêtrer du quotidien ou même de sa flemme.

 

Donc maintenant, on en arrive doucement au début de la production du 1er épisode. Rappelons le, je n’y connaissais quedal et j’avais tout à apprendre. Mes colocataires me disaient de faire un premier jet et puis tanpis si c’est moisi, sauf que je n’aime pas de die and retry, je préfère savoir que quand je sort quelque chose, je n’en aurais pas honte.

Un peu débile parce que la méthode la plus standard est la méthode itérative : je fait quelque chose, ce quelque chose est naze, mais j’ai appris des trucs, du coup j’utilise ces nouveaux trucs pour refaire la chose (ou d’autre choses), ce qui me permettra d’apprendre de nouveaux trucs, ect., etc…
Ce qui est quand même ce que j’ai fais, mais sans « sortir la vidéo », il n’y avait que moi comme juge ce qui fait que je n’ai eu ni critique ni commentaire extérieur.
A force, avec ce genre de méthode, on risque de tomber dans le perfectionnisme et la manie pur et dure. Surtout que je ne pouvais pas demander à mes colocataires leur avis, du moins pour la 1er vidéo : s’ils disaient que c’était bien, je ne les aurais pas cru, et s’ils disaient que ça ne leur plaisait pas, je l’aurais un peu pris mal je pense (ce qui est arrivé un peu durant la conception de l’Intro).

Du coup, j’y suis un peu allé avec ma bite et mon couteau pour ce projet. Voici comment ça s’est fait grosso-modo : Je travaille toujours sur le squelette des choses d’abord, jamais la substance primordial. C’est une habitude que j’ai développé à force de programmer. Du coup avant d’écrire ne serais-ce qu’un plan d’émission, je me suis d’abord occupé des choses suivantes :

Le matériel

Avant toute chose, je devais absolument trouver un moyen de me filmer et m’enregistrer correctement, AVANT MÊME de penser au format de l’émission, le contenu etc… C’est vrai ça, a quoi bon se faire chier à écrire un épisode si c’est pour se rendre compte quand tu te filmes que ce que tu utilises pour donne un résultat dégueulasse. Sauf que le matériel audiovisuel, ça coûte cher ma bonne dame. Si un de mes colocataire avait un bon micro sous la main ( un Zoom H2), pour la vidéo c’était un peu plus spartiate. J’ai voulu essayer avec le smartphone, mais j’avais pas de support pour le tenir droit : direction ebay (parce que sur amazon c’est 20eu, et ebay 5eu : quand on sait que c’est du bas de gamme chinois dans les deux cas…), j’achète, puis j’attends… Ce putain de support a mis 2 semaines. 2 semaines durant lesquelles je n’ai rien fait : faudrait pas avoir de l’avance quand même LOL -_- . A la réception du truc j’essaye le smartphone, sauf que je me rend compte qu’il y a DU GRAIN UN TRUC CONCRET QUOI. La déformation chromatique et le grain est dégueulasse si tu as pas la chance d’être dehors, avec plein soleil.

Du coup, mon anniversaire approchant, je me suis dis que j’allais m’offrir un reflex numérique (un Canon 700D) : au mieux j’apprendrais à faire de la photo, et j’aurai une bien meilleur qualité que le smartphone, au pire je m’en servirait de temps en temps pour la photo…

Quand je reçois le reflex, j’essaye la vidéo et…. c’est de la merde. Toujours ce putain de grain de merde. Comprenez moi bien : c’était bien mieux qu’avec le smartphone, mais c’était loin d’être parfait. J’étais assez déçu (et ça faisait un peu mal au cul vu le prix) et du coup j’ai essayé de voir ce que je pouvais faire pour améliorer la chose. Voici la sagesse de moine tibétain millénaire que j’ai réussi à tirer finalement (ça m’a pris 2-3 semaines, alors on se moque pas) :

  • Il faut apprendre à utiliser le reflex : ISO, Shutter Speed, Aperture, White Balance, etc… Il faut comprendre pas mal de chose pour régler correctement l’appareil. Mais même en maîtrisant mon reflex ( de manière relative hein), le résultat était toujours pas ouf, et j’ai découvert d’autres choses,
  • j’ai découvert que ffmpeg, un grooooos logiciel open source (en ligne de commande) permet de faire des trucs assez dingues en vidéos, et entre autre permets de retirer le grain moche des vidéos (avec un légère perte de netteté mais c’est négligeable). Le résultat était bien meilleurs, mais vu que mon appart est mal fait, je me suis rendu compte que la pièce dans laquelle je tourne n’est pas du tout bien éclairé naturellement. On avait d’autres pièces dans l’appart, mais les bonnes pièces était côtés rue, rue qui est CONSTAMMENT bruyante : voiture, ambulance, moto, bus, pompier. Du coup, il fallut aller dans des pièces plus silencieuses mais plus sombre.
  • Cette autre chose, c’est l’éclairage. Ma pièce étant trop sombre, j’ai dû l’éclairer. Sauf que l’éclairage, ça coûte cher. Un kit est souvent dans les 100euros, et le reflex m’avais suffisamment vider le portefeuille. Étant pas trop mauvais en électronique, je me suis dis que j’allais construire ça : https://www.youtube.com/watch?v=jLia59KfkSw . Mais au final non, parce que les LED que j’avais commandés ne sont jamais arrivé (fuck l’import de Chine). Du coup je me suis rabattu sur de l’éclairage cheap mais correct : l’éclairage de chantier.
    Ha ça c’est clair que c’est loin d’être parfait l’éclairage de chantier : déjà ça fonctionne pas direct, faut acheter un câble électrique pour relié le domino à l’intérieur vers une véritable prise électrique. Puis ça a une couleur un peu dégueulasse : ça éclaire, mais c’est très jaune. Et surtout faut faire assez attention parce que c’est aussi chaud que l’enfer. Mais bon 2 éclairages + les câbles nus + les prises = 25eu. Ce que veut dire que pour 25eu, vous avez un éclairage assez puissant somme toute. Bon après petit problème : si vous dirigez les spots vers la tête de quelqu’un, ce quelqu’un va devenir temporairement aveugle et insulter votre mère très fortement et très graphiquement. Pour régler ce problème sans me ruiner : du papier sulfurisé. On peut pas mettre du papier normal ou du tissu vu la chaleur que le spot dégage, et tout autre matériau coûte tout de suite plus cher. Non avec du papier sulfurisé ça passe bien : mettre 1/2/3 feuilles devant le spot suffit à diffuser correctement la lumière, ce qui aura en plus l’effet cool de lisser les ombres. Sauf que vous pouvez pas mettre les feuilles directement dessus, parce que ça va cramer (je certifie : chez moi au bout de 10min ça noirci…). Du coup ce que je conseille, c’est d’acheter (ou de trouver quelques part) du fil de fer assez épais, et faire une genre de « structure » pour positionner les feuilles ) 5 ou 8 cm du spot (ou même plus si votre spot est plus puissant que le mien. C’est moche, ça donne l’impression que ça casser à n’importe quelle petite vibration (ce qui est le cas) et c’est très système D MAIS ça coûte pas chère (donc pour ceux ou celles qui voudrais juste tenter le coup de faire des vidéos, 25eu ça va si c’est juste pour tester).

Je me suis aussi rendu compte d’une chose aussi vis a vis du grain des vidéos : si pour le fichier original générer par la caméra/DSLR il y a beaucoup de grain, si on ré-encode la vidéo (genre en h264 ou même VP8), le grain a tendance à disparaître. C’est sûrement dû au léger flou que la ré-encode applique à la vidéo, mais en tout cas, maintenant je suis moins stressé après avoir vu ça.

Truc marrant aussi : pendant les premières 2 ou 3 semaines durant lesquelles j’essayais de m’enregistrer, le son était horrible. Ca saturait, il y avait plein de bruit blanc. Bref horrible. Alors que le micro (le ZOOM H2) était sensé être bon. J’ai finalement compris pourquoi : en fait je branchais la sortie « Phone Out » du micro vers l’entré microphone du Canon 700d, pour que l’audio et la vidéo soit synchronisé sans que j’ai quoi que ce soit à faire (sinon faut synchroniser à la main et ça me faisait chier). Mais en fait, il semblerai que le Canon 700D n’attend pas les mêmes valeurs de tension (voltage) en entrée que ce que le ZOOM H2 produit en sortie, ce qui fait que le Canon était trop sensible. En baissant la sensibilité du Canon au minimum ça passait encore mais c’était pas parfait non plus. Au final maintenant je prend l’audio et la vidéo séparément et je resynchronise à la main après (avec Audacity et ffmpeg) : généralement je fait 2 clap avec les mains (faute d’avoir un vrai clap), et vu que je laisse le Canon enregistrer aussi l’audio (en plus du ZOOM H2), je peux faire coïncider les pics des 2 claps dans l’audio de la vidéo native (prise par le Canon) et celui du ZOOM H2. Sans avoir à essayer de synchroniser selon les paroles, mes lèvres ou autre. C’est chiant de pas avoir le tout synchroniser directement, mais avec cette méthode, j’ai un audio pas trop horrible.

Prochain problème avec mon micro : j’ai un léger écho. Rien de très grave, mais ça fait bien chier. Vu que je suis seul, je ne peux pas m’enregistrer la voix avec une perche, ce qui fait que je suis à environ 2m du micro, ce qui fait que j’ai de l’écho. Je n’ai malheureusement pas réussis à résoudre ce problème. Je vais peut être acheter un petit micro cravate, en espérant que ça passe mieux. Je vous tiendrais au courant.

 

Voilà, c’est fini pour aujourd’hui, je vous ais suffisamment saoulé. Le prochain article sera sur comment j’ai fait mon générique d’intro, et comment chercher de la musique libre, de qualité et qui colle bien a certaines ambiance, c’est la putain de guerre.

Ciao.

L’aventure Youtube, part 1

Bon, ce blog est un peu mort mais ça va un peu changer (un peu).

Je me suis lancé récemment dans un projet : faire des vidéos Youtube , à but éducationnel, de vulgarisation d’Informatique et Électronique.

Alors ce qui est marrant, haha, c’est que, haha, je que, mdr, j’y connais que quedal en audiovisuelle. Mais genre rien : ma seul expérience dans ce domaine se résume à un montage plus que mauvais (mettre Pieces de Sum41 sur une vidéo de raid de ma guilde WoW de quand j’avais 15 ans, c’est pas ce que j’appelle bon).

Tu rajoutes en plus le fait que je suis assez discret de manière général, je ne poste rien sur Facebook ni Twitter. Même entre amis je ne suis pas du tout celui qui parle le plus. Ce blog était d’ailleurs à l’origine un moyen de me bouger dans l’autre sens, et quand on voit le résultat, c’est pas un réussite.

Donc bref, je suis extrêmement inexpérimenté dans ce domaine, et je vais totalement à l’encontre de mon inclinaison naturelle à ne pas me mettre à l’avant de la scène, donc je pars pas vraiment avantagé. Les 2 seuls choses qui m’aide à un peu dans cette aventure, c’est mon envie d’enseigner l’informatique (c’est d’ailleurs une des raisons principale qui me ferait me diriger vers un doctorat, pour enseigner à la fac), et mes connaissances en Informatique vu que j’ai fais 5 ans d’études dans ce domaine.

Bref, la situation est expliqué.

Du coup je me suis dis que j’allais documenter tout le processus de trial&error : je me dis que si ça se trouve, un jour, un gars ou une fille se trouvera dans mon exact situation, et me lire lui donnerai plus de courage, de certitude, de conseils et de pointeurs sur la marche à suivre (grossièrement). Moi je sais que j’aimerai bien avoir ça, le récit de quelqu’un qui a réussi de partir de rien, et non pas juste des tutoriels bêtes et méchant : l’important dans cette série d’article est le cheminement, le voyage.

Si cette série d’article se concentre sur le cheminement, il donnera aussi des conseils, de choses que j’ai trouvé par moi même (non pas que je suis le seul à l’avoir trouvé, mais qu’à ce moment là, l’idée est venu d’elle seul à moi, sans l’avoir lu/vu/écouté quelque part).

C’est partie !

Avoir l’envie ou l’idée, et la laissé germé

J’avais envie de faire des vidéos depuis pas mal de temps déjà. J’avais été très impressionné par les vidéos Crossed et 3615 Usul, mais ça me parraissait tellement loin de ce que je pouvais possiblement faire (la réalisation était tellement bonne que ça m’intimidais).

C’est avec l’émission de Doxa que l’envie de faire quelque chose à commencé à s’installer. Je ne savais pas ce que je voulais faire, mais j’avais « un peu » envie de faire comme Dany Callygula, mais je n’avais pas d’idée de quoi parler. Ce n’est donc toujours pas assez pour me bousculer et me bouger le cul. Mais cette envie subsiste et continue de se développer, petit à petit.

L’émission e-penser m’a redonné un coup de pied au cul, toujours pas suffisant, mais maintenant je cherchais consciemment ce que je pourrais possiblement « si jamais je m’y mettais ».

Les chaînes de vulgarisation ont commencé à se démocratiser de plus en plus : DirtyBiology, NotaBene, Histoire Brève etc… j’ai découverts le collectif « La vidéothèque d’Alexandrie », et petit à petit, mon envie s’est développé, et un jour je voulais faire des vidéos. A partir de ce moment là, j’étais sur que je voulais en faire, je voulais connaître ces gens qui m’apprennent tellement, faire un peu partie du club. Comme j’ai toujours aimé l’idée d’enseigner l’Informatique plus tard, mais que cette perspective avait, au final, peu de chance de se réaliser, je me suis dis que ce serait l’occasion parfaite de commencer : la communauté commençais à se former, personne n’avait encore fait de chaîne sur l’Informatique, tout semblais s’aligner parfaitement.

Sauf que j’ai laissé traîné ça pendant un bon moi et demi avant de me bouger réellement : faut dire que j’avais un mois de vacance, et je voulais m’avancer sur mon projet perso d’électronique. Mais je n’oubliais mon envie, je le mettais juste un peu de côté.

Après ce mois ci, c’était au tour de l’électronique d’être mis de côté : place à mon nouveau projet (même si je n’avais pas fini mon projet d’électronique, lol).

J’avais la rage de vaincre, j’avais une idée, mais je n’avais ni connaissance ni matériel, et ça me semblait nécessaire de commencer par là.

L’important ici est qu’entre le moment ou vaguement/peut être/ouai mais non/un petit peu j’ai eu une vague envie de faire un truc, et le moment où j’ai commencé à me bouger, une année et quart avait du passé. On pourrait voir cette année et quart et se dire qu’elle a été perdu : après tout, durant tout ce temps, je n’ai rien fait du tout (pour ce projet hein !). Je le pense d’ailleurs un peu, mais c’est plus parce que je me connais et que au moins 30% du temps que ça a prit est dû à ma flemme de ouf. On peut aussi voir la chose d’une autre manière : la motivation et l’envie étaient dormant pendant un ans, et c’est quand j’ai pu me posé, avoir un mois de vacance, qu’ils se sont réveillés : pour se mettre à quelque chose, il faut je pense plus que de l’envie, mais aussi du timing. C’est quand on a le moins de chose à faire qu’on commence à vouloir faire plus de chose ! Avant on trouvera toujours une excuse pour ne rien faire : ouai mais j’ai mes études, oui mais j’ai la flemme, oui mais j’ai la chambre à nettoyer etc…

Je parlerai pendant mon prochaine article le début de mon apprentissage du monde de l’audiovisuel, et de son matériel, mes errements, mes erreurs et mes réussites !